Le troupeau laitier

Il y a 35 vaches laitières à la Chènevetrie. En comptant les veaux, les génisses et les bœufs, il y a 83 têtes. Ce sont des prim’hoslteins. Cette race, malgré son statut de symbole de l’agriculture industrielle, possède des atouts remarquables : son caractère doux et facile et sa production de lait. Elle offre tellement de lait que c’est parfois au détriment de sa santé. Ainsi, la prim’ holstein est plus fragile qu’une race rustique, elle offre beaucoup mais demande aussi beaucoup d’attention. Un de ses atouts considérables, c’est sa souplesse : elle peut baisser en lait très vite mais augmenter tout aussi vite. Cette souplesse est très utile dans un système herbager, où la pousse de l’herbe est par essence irrégulière.
Malgré cet attachement que nous portons à la prim’holstein, nous avons démarré en 2014 un processus de croisement 3 voies. Il s’agit de profiter de l’effet d’ hétérosis du croisement tout en conservant l’homogénéité laitière du troupeau. Ainsi, nous introduisons prudemment sur une petite partie du cheptel la race rouges norvégienne et la race brune.

Les vaches, c’est le cœur de la ferme. La traite, réalisée matin et soir, est l’interface principale entre elle et nous, le moment privilégié où l’on peut déceler la moindre anomalie. Pour respecter leur physiologie, elles sortent le plus possible. Les vaches sont faites pour pâturer, tout dans leur corps est conçu pour récolter l’herbe et l’assimiler. C’est pourquoi 90% des champs de la Chènevétrie sont des prairies. Ici, la priorité, c’est le pâturage.Un système d’abreuvement et de chemins permet au troupeau de sortir presque toute l’année, de février à décembre.

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